dimanche 12 septembre 2010

Petit tour de piste

Le domaine skiable de Cerro Catedral ressemble à s'y méprendre à une station de ski française, à quelques petits détails près. Il n'est pas immensément grand mais on peut y skier plusieurs jours sans s'ennuyer car il y a quand-même quelques dizaines de pistes.

Dans les télécabines des gens sont payés pour ranger vos skis dans le compartiment dédié, ou pour enfiler une sorte de grande chaussette sur l'extrémité de votre snowboard. On n'a pas bien saisi la finalité mais peut-être est-ce pour ne pas qu'il s'enrhume.

Les télésièges peuvent avoir une gestion originale des places assises. Par 2 ou par 4 c'est un peu tout mélangé et au petit bonheur la chance...

De même qu'en capitale les piécettes sont une denrée rare. Alors sur les pistes, la monnaie du café sera rendue en alfajores, les fameux gâteaux argentins, pour remplacer.

On bronze en musique sur les terrasses, c'est un véritable DJ qui officie avec boule à facettes intégrée.

Sinon le domaine skiable est très agréable, avec de nombreuses pistes traversant des forêts...



Et dans l'ensemble très dégagées. On arrive à la fin de l'hiver, l'équivalent d'un mois de mars en France, et septembre est donc la basse saison. Le matin il n'y avait personne sur les pistes qui s'offraient à nous, et ça ne se bousculait pas au portillon l'après-midi. Par contre il paraît qu'en plein mois de juillet c'est bondé.



Et partout la vue plongeante sur les environs est incroyablement belle, avec un décor en arrière-plan à couper le souffle: Le parc national Nahuel Huapi et son lac spectaculaire, l'un des 7 lacs de cette région s'étirant jusqu'au Chili.



Chaque journée de cette magnifique semaine fut un régal, nous les avons toutes terminées avec le sourire.

vendredi 10 septembre 2010

Station de ski en Patagonie

Cela faisait un moment que nous n'avions pas skié car l'année dernière nous avions enchaîné 2 étés à la suite en changeant d'hémisphère. La dernière fois que nous avions vu la neige c'était donc en France il y a un an 1/2, et pour ma part je n'avais pas chaussé de skis depuis 2 ans 1/2 puisque durant ce dernier hiver j'étais enceinte de Dimitri.

Nous sommes donc partis refaire le plein de poudreuse et de grands espaces en testant le ski en Argentine, à Bariloche plus exactement qui a ici la réputation d'être la station la plus importante d'Amérique du Sud. Elle se situe en Patagonie, au pied de la Cordillère des Andes, à quelques dizaines de kms de la frontière chilienne.


Le concept de station se ski tel que nous le connaissons en France avec tout le nécessaire à portée de main n'existe pas vraiment ici. La majorité des infrastructures hôtelières et des commerçants se trouve à San Carlos de Bariloche, tandis que le ski en lui-même se pratique à une vingtaine de kms au Cerro Catedral. Les touristes prennent donc la navette tous les jours avec leur équipement pour se rendre au domaine skiable. Sur place, au pied des pistes, il y a quelques possibilités de logement mais très peu, une poignée de restaurants, et le seul magasin de nourriture consiste en 2 ou 3 étagères cachées au fond d'un restaurant-bar-tabac-boulangerie, de quoi s'acheter une soupe en sachet ou un paquet de pâtes.

Clairement les gens ne viennent pas ici pour cuisiner et pour cause, tous arrivent ici avec des formules tout inclus "avion-hôtel-pension complète-materiel-forfait-vêtements". Car en Argentine on se rend au ski en avion en raison des distances, et tout est fait pour que les Brésiliens, la majorité des touristes, qui débarquent ici en tongs, ou les groupes d'étudiants venant fêter leur diplôme, n'aient aucune question à se poser en arrivant. Aussi surprenant que cela puisse paraître quand on arrive de France, les packages incluent ici la location de la tenue, de la combinaison de ski aux après-skis en passant par les moufles ou le sac-à-dos. On trouve d'ailleurs sur place des magasins de location de vêtements au même titre que la location des skis. Il en résulte que l'on croise dans la station des groupes entiers de personnes habillées pareil de la tête aux pieds.

Ici par exemple on a le groupe des bleus,

Là les men in black,

Ici la confrérie des rouges...


Nous avions quant-à-nous trouvé un hébergement au sein même du Cerro Catedral. Nous tenions absolument à être sur place pour ne pas avoir à prendre une navette et pour simplifier la logistique, qui avec l'association 'skis + enfants' est déjà costaud.



jeudi 9 septembre 2010

Et c'est où qu'on était?

Pourquoi ce long silence de plus d'une semaine???

Parce que nous étions en voyage, loin du téléphone et de l'ordi, ça fait aussi du bien de déconnecter de temps en temps... Plus de détails dans les posts à venir, le temps de trier un peu les photos et de reprendre le rythme.

A bientôt!

samedi 4 septembre 2010

Au-delà des mots

L'édition 2010 du Mondial de Tango, qui a lieu tous les ans à Buenos Aires, vient de s'achever.

J'avais malheureusement raté le seul jour où les places pour la finale et 1/2 finale étaient distribuées. J'essaierai de ne pas rater le coche l'année prochaine, sachant qu'il faut être très motivé et quasiment camper devant la billetterie pour avoir une chance d'en récupérer car les places s'arrachent en quelques heures.


Cette année ce sont un Argentin et une Japonaise, Diego Ortega et Chizuko Kuwamoto, qui ont gagné dans la catégorie "Tango escenario". Il a 21 ans et elle 42 ans, et aucun ne parle la langue de l'autre. Ils ne communiquent que par le regard, le contact corporel et l'émotion. Si ça, ce n'est pas du tango!

Voici un extrait de leur passage dans l'édition de l'année dernière, ils avaient alors terminé 12èmes, je n'ose imaginer ce que donnait la prestation des vainqueurs...

vendredi 3 septembre 2010

Dès le plus jeune âge

Nous avions été habitués avec Arthur que nous devons régulièrement emmener à des anniversaires où sont conviés tous les enfants de la classe.

Voici venu le tour de Dimitri qui commence à être invité aux anniversaires de copains fêtant leurs 2 ans. Pour rappel en Argentine les parents se doivent de dépenser des fortunes pour organiser les anniversaires de leurs enfants, en faisant venir des sociétés d'animation, djs, comédiens, maquilleurs, magiciens, j'en passe et des meilleures...


Nous constatons donc que ceci est valable dès le plus jeune âge.
En ce qui nous concerne nous n'avons pas encore franchi le pas, je crois que tant que les enfants ne nous réclament rien on va se faire discrets...

jeudi 2 septembre 2010

Retour à la Fac

Le mois d'août a signé la reprise pour tout le monde, y compris pour moi qui ai entamé un nouveau module de 'Español para extranjeros' à la UBA (Universidad de Buenos Aires). La faculté propose un cursus en 9 modules différents, correspondant à des niveaux allant de 0 à 8. Pour chacun il existe plusieurs sessions par jour à différents horaires, et il existe en tout une trentaine de cours chaque jour juste pour l'espagnol. J'ai choisi de suivre ce second semestre en mode intensif pour passer deux modules au lieu d'un, et désormais l'université c'est donc tous les après-midi...


Encore une fois le nombre de nationalités différentes réunies en un même cours est impressionnant: Brésilien, Américain, Iranien, Japonais, Hollandais, Chinois, Ghanéen, Allemand, Français... On a un peu l'impression d'être au Conseil de Sécurité de l'ONU, surtout quand on débat sur des thèmes de société. Avec les différences culturelles et de point de vue on se trouve parfois à la limite de l'incident diplomatique.

Ce n'est pas grave, l'important étant que l'on progresse. On y apprend l'espagnol d'Argentine, même si la différence avec l'espagnol d'Espagne n'est pas si grande à la finale. C'est un peu comme entre le français de France et celui du Canada, ou entre l'anglais de Grande-Bretagne et celui des Etats-Unis... On peut sans problème passer le Cervantes, le diplôme d'espagnol reconnu internationalement et basé sur la grammaire d'Espagne, lorsqu'on a suivi le cursus de la UBA.

Les différences sont les suivantes:

- L'accent. Par exemple en Argentine, le double 'l' se prononce "che": pour 'La calle' on prononcera "la cache". Idem, le 'y' se prononce "j" ou "ch", et on prononcera "Jo me chamo Virginie" pour 'Yo me llamo Virginie'

- Quelques mots de vocabulaire. Par exemple une fraise se dit 'una frutilla' (prononcer frouticha) alors qu'en Espagne on emploie le mot 'fresa'

- Le 'vos' remplace le 'tú' avec quelques différences de conjugaison au Présent et à l'Impératif. Exemple: 'Vos sos de Francia' au lieu de 'Tú eres de Francia'

- Le 'ustedes' remplace le 'vosotros'. Exemple "¿Os vais a la playa (vosotros)?" se dit "¿Se van a la playa (ustedes)?"

Je crois que c'est tout...

lundi 30 août 2010

Il fait un vent

... à décorner les boeufs de la Pampa!

On dirait que les éléments se déchaînent depuis 2 nuits, et le fait d'habiter au quinzième étage n'arrange pas les choses. Alors le matin on retrouve la terrasse sens dessus dessous, avec les chaises les 4 fers en l'air éparpillées un peu partout.

On a même retrouvé le plateau de la table d'extérieur par terre et sous les pieds de la structure. Par contre il était intact ce qui est plutôt incroyable puisqu'il est en verre. Comment a-t-il réussi à arriver jusque là sans se briser? Mystère et boule de gomme...


jeudi 26 août 2010

Suite du sketch

Vous souvenez-vous de l'épisode où nous sommes tous partis déposer notre dossier pour obtenir le fameux DNI, la carte d'identité Argentine? Ceux qui le souhaitent peuvent aller se rafraîchir la mémoire ici. Pour rappel, nous avions réussi début mars à déposer le dossier pour Cyril et Arthur (ce qui n'est toujours pas le cas pour le mien ni celui de Dimitri).

Eh bien 6 MOIS, à 1 semaine près, c'est le temps qu'il a fallu à l'administration pour nous faire une réponse négative, ou nous envoyer paître si vous préférez...

Cyril et Arthur ont en effet reçu aujourd'hui une petite lettre avec le texte suivant:
"Le comunicamos que su tramite de DNI no pudo ser procesado por no cumplir con los requisitos necesarios para su emision. Le solicitamos acercarse a la oficina en la que inicio el tramite."
(en gros "Votre demande de DNI n'a pas pu être traitée car elle ne remplit pas les conditions requises. Nous vous demandons de vous rapprocher du bureau qui a initié la procédure).

Retour à la case départ. On vous donne donc rendez-vous dans, euh, 3 mois pour obtenir le rendez-vous + 6 mois pour obtenir la réponse = ... C'est ça, dans 9 mois pour la suite du suspens. A l'année prochaine!

mercredi 25 août 2010

La star de la baguette

Il est arrivé plusieurs fois que Cyril se fasse alpaguer dans les magasins par des personnes lui demandant s'il était le boulanger français qui fait des émissions de cuisine à la télévision.

Jusqu'à présent nous ne voyions pas de qui il s'agissait, mais j'ai enfin mis la main sur l'émission en question, tournée en Argentine. Il s'agit de 2 boulangers français (Bruno Gillot et Olivier Hanocq) installés à Buenos Aires depuis une dizaine d'années et qui y ont ouvert une boulangerie, l'Epi.

Les personnes qui ont crû reconnaître Cyril ont certainement été influencées par une vague ressemblance avec l'un des 2 protagonistes, et bien sûr par le fait qu'il soit français. Il faut dire que dans l'émission cela ne passe pas inaperçu vu l'accent à couper au couteau, jugez plutôt...

dimanche 22 août 2010

Leçon numéro 3: Je repère mon trajet

Dernière étape indispensable à la survie dans la jungle des colectivos, le GUAI T, la bible du transport en commun argentin. Personnellement j'en ai plusieurs exemplaires dans différents formats, dont un sur ma table de nuit. Il permet de connaître le bus à prendre pour se rendre à une destination donnée.

Pour l'utiliser c'est "facile". Ceux qui ont joué à la bataille navale étant petits auront déjà quelques longueurs d'avance, pour les autres il suffit de s'entraîner.

Matériel requis: Guia T / 2 doigts

Étape 1:
Repérez le quartier où vous vous situez dans la ville. Le petit numéro rouge vous renvoie à la page plus détaillée avec les noms de rue.

Étape 2:
Sur le plan correspondant au quartier de départ, repérez votre localisation page de droite. La plan étant quadrillé, votre position correspond à une case identifiée par un chiffre et une lettre: C5 (touché coulé). Page de gauche, le même quadrillage indique les colectivos passant par les rues environnantes. Reportez vous à la case correspondante à votre position C5. Attention, gardez bien le doigt sur cette page car vous allez encore en avoir besoin.

Étape 3:
Maintenant, cherchez la page de votre destination, son petit plan quadrillé ainsi que sa grille des bus à coté. Même principe. C’est bon, vous avez les deux carrés avec des numéros pour le départ et la destination? les choses se corsent ici….

Étape 4:
Maintenant, faites des va et vient entre ces deux pages (moi c’est entre 3 et 4 fois mais je suis super forte maintenant!) afin de trouver un numéro commun de bus desservant ces deux endroits dans les deux carrés. S’il n’y en a pas, jetez un oeil sur le carré du dessus ou de dessous ou encore suivez les numéros à la loupe dans les grilles voisines.

Étape 5:
Lorsque vous avez repéré un bus desservant votre point de départ et votre point d'arrivée, ce n'est pas encore fini, que nenni. Car il vous faut encore vous reporter à la fin du GUAI T pour vérifier le sens de votre parcours avec le listing des rues 'Aller' ou 'Retour'. Oui messieurs dames, il arrivera fréquemment que vous tombiez sur un Colectivo faisant des boucles et non pas des allers-retours. Par conséquent le parcours repéré ne sera valable que dans un sens, et il vous faudra identifier un autre bus pour le trajet retour.

Je n'aborderai pas dans ce post le cas où le trajet nécessite un changement de bus. Pour cela se référer au cours de deuxième cycle donné à l'Université de Buenos Aires sur le sujet.

Voilà, il ne vous reste plus qu'à trouver l'arrêt et monter dans le Colectivo en appliquant les leçons numéro 1 et 2. Ce qu'il y a de génial c'est qu'avec ces quelques principes de base, vous pourrez vous rendre à n'importe quel endroit de la ville et à toute heure. Le système est un peu compliqué mais il fonctionne, c'est finalement un foutoir bien foutu...