mardi 9 février 2010

Voyage au bout de la Terre

Après El Calafate et ses glaciers majestueux, Cyril nous a quittés pour s'envoler beaucoup plus au Nord du côté du Vénézuela pour des raisons professionnelles, pendant que je descendais encore plus au Sud avec ma mère et les 2 enfants, à Ushuaia, à la pointe de la cordillère et du continent...

L'ambiance dans cette ville mythique de la Terre de Feu évoque les éléments déchaînés, les excursions vers l'antarctique qui n'est plus très loin, ou le Cap Horn situé à deux pas. On est vraiment baigné dans une atmosphère de bout du monde et on se prend à rêver...


Couloir entre les océans Atlantique et Pacifique, Ushuaia est en proie à de très violentes rafales de vent. Nous avons d'ailleurs été accueillis à notre arrivée par un temps à décorner les boeufs, nous étions quasiment obligés d'avancer masqués.


Nous avons eu le plus grand mal à longer la baie pour nous rendre jusqu'au port et préparer les activités des jours suivants...




dimanche 7 février 2010

Merveilles glacées de Patagonie

A l'extrême Sud de l'Argentine s'étend la Patagonie, des immensités désertiques ayant nourri les rêves de bien des aventuriers... Nous sommes partis admirer quelques uns de ces paysages spectaculaires (et non pas à la rencontre de Florent Pagny) en nous rendant dans les environs de El Calafate, au pied de la cordillère des Andes et du Lago Argentino à 3h d'avion de Buenos Aires.

Nous avons donc troqué nos maillots de bain, bien agréables dans la moiteur actuelle de la capitale, contre des vêtements beaucoup plus chauds adaptés aux basses températures extrêmes et aux très fortes rafales de vent de la région. La configuration de la petite ville de El Calafate offrait déjà en soi un dépaysement à nos yeux avec ses maisons destinées à affronter des climats vigoureux.



Puis nous sommes partis pour une excursion en bateau à travers le "Parque Nacional de Los Glacieres" situé à quelques kilomètres. Un voyage surréaliste sur les eaux laiteuses du Lago Argentino, colorées d'un bleu très particulier en raison de la concentration en sédiments apportés par la fonte des glaces.


Nous avons tout d'abord navigué au milieu des icebergs en direction du premier glacier. Impossible de rester insensible devant la beauté de ce paysage qui ne nous rappelait rien de ce que nous avions déjà vu dans notre vie. Par le plus grand des hasards nous avions revu le film Titanic quelques jours auparavant, et je ne pouvais m'empêcher de faire le parallèle en contemplant ces blocs de glace. Comme chacun sait la plus grande partie reste immergée sous l'eau. La partie visible représente 10 à 15% de l'iceberg, soit si on le compare aux proportions humaines, l'équivalent de la tête.




Nous sommes arrivés au pied du glacier Spegazzini, et nous avons ensuite été détournés de l'itinéraire prévu car les icebergs obstruaient le passage de la baie qui devait nous conduire aux glaciers Onelli et Upsala. Il faut savoir que tous ces glaciers du parc national sont en fait les différentes terminaisons d'une rivière de glace longue de 500 km et située à cheval sur le Chili et l'Argentine...


Après une ultime navigation nous sommes ensuite parvenus au glacier Perito Moreno, le clou du voyage...


Véritable monstre de 15 km de long sur 5 km de large, ce glacier d'une superficie équivalente à celle de Buenos Aires atteint 60 m au-dessus du niveau du lac et environ 420 m au-dessous de l'eau! Classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, on pourrait passer des heures à l'observer et l'écouter: il grince et gronde et les morceaux de glace s'effondrent dans l'eau avec fracas, avant de former un petit iceberg partant à la dérive. En outre il est très rare de voir un glacier de si près et à si basse altitude. Dans l'hémisphère Nord il faudrait monter beaucoup plus haut pour voir quelque chose de tel.


C'est une chance unique de pouvoir contempler de telles merveilles.

vendredi 5 février 2010

La Ventana

Il existe à Buenos Aires plus de 170 lieux proposant des spectacles de tango. Parmi eux une quinzaine environ présentent un show dit "VIP", par rapport aux tarifs mais également à la mise en scène, aux décors et aux costumes mis en oeuvre.

Je me suis cette fois rendue au spectacle de La Ventana en compagnie de notre visiteuse. Située dans le quartier de San Telmo, la salle couverte de briques rouges et tapissée de photos rétros et de bouteilles de vin accueille le spectateur dans une ambiance cosy. On peut soit opter pour la formule dîner-spectacle, soit arriver plus tard comme nous pour le début du show.

Un orchestre sur scène accompagne tout le spectacle.

Les prestations des danseurs et l'esthétique des costumes et des décors étaient un régal pour les yeux,


Nous avons également beaucoup apprécié la partie consacrée à la musique traditionnelle du Nord de l'Argentine,
Ainsi que les passages chantés, tels que le clou du spectacle avec l'interprétation émouvante de la chanson "No llores por mi argentina" rendue populaire par la comédie musicale Evita en 1978 (et reprise par Madonna en anglais avec "Don't cry for me argentina" dans le film musical du même nom).

Pour ceux qui veulent la réécouter voici une des nombreuses versions de la chanson:


Salón Canning

Le Salón Canning est un lieu proposant à la fois des milongas (ces soirées où l'on danse le tango), des cours, et des spectacles avec orchestre live.

Je me suis rendue cette semaine pour la première fois dans ce lieu réputé afin d'observer l'un des cours. Je dis bien observer et non pas essayer car le niveau nécessitait d'avoir déjà toutes les bases du tango pour pouvoir y participer. Cette fois il y avait uniquement des habitués, pas de participants venant d'un peu partout dans le monde comme aux deux autres endroits que j'avais testés auparavant.

J'ai aimé la décoration de la salle, les affiches ou la grande fresque recouvrant tout un pan de mur...




...Ainsi que la grâce du professeur et de sa cavalière.


mercredi 3 février 2010

Retour à la Boca

Un petit tour à la Boca, le quartier du stade mythique et des maisons aux murs colorés, a donné l'occasion à Arthur de tâter un tout petit peu du ballon de foot avec 2 autres enfants. Aucun n'était vraiment équipé pour, entre les bottes de pluie et les pieds nus, mais ils se sont bien amusés.

Cela m'a également permis de tomber sur un spectacle de qualité bien que proposé par un restaurant pour appâter le touriste, les danses folkloriques étaient particulièrement impressionnantes.


Le cimetière de la Recoleta

El cementerio de la Recoleta est un "père-lachaise latino" en plein coeur du quartier du même nom, abritant de somptueux caveaux familiaux , et les dépouilles de personnes célèbres ou issues de grandes familles de Buenos Aires: politiciens, militaires, explorateurs, artistes...

Plus de 70 de ces caveaux sont classés monuments historiques, et on a l'impression de se promener à travers un véritable petit village...





























La sépulture la plus visitée reste celle d'Eva Peron, encore adorée par de nombreux Argentins.


























Une telle visite sous une chaleur écrasante se doit d'être conclue par un petit jus sur l'une des terrasses de café de palermo,



Ou par une glace, à déguster en 17 secondes chrono en cette saison sous peine de dégoulinage intempestif sur les mains.

lundi 1 février 2010

Bienvenue (1/2)

Ce mois de février sera placé sous le signe des visites et des voyages.

Nous avons accueilli ce week-end notre première visiteuse du mois. Arthur était particulièrement heureux de revoir sa grand-mère parce que Skype c'est super mais au bout d'un moment ça fait aussi du bien de se voir en chair et en os. Il n'avait pas réussi à s'endormir malgré l'heure tardive dans l'attente de son arrivée, et a tenu à lui faire visiter lui-même l'appartement, complètement surexcité.

La taxe de séjour n'avait pas été oubliée: Camembert et Saint-Marcelin de chez Cellerier des Halles de Lyon, Saucisson aux noix et au chèvre, Saucisson lyonnais à cuire. Bon d'accord c'est interdit de ramener tout ça, mais pendant la première dégustation on s'est dit que cela valait le coup de prendre le risque. Pour info pour les prochains visiteurs, lorsque le tout est emballé sous vide cela ne parfume pas les vêtements de la valise...

D'autres objets introuvables ici s'étaient subrepticement glissés dans la valise. Ils ont été remis en main propre, ce qui m'a évité un séjour au Courrier International Argentin. Ceux qui ont lu l'article à ce sujet savent que j'ai ainsi économisé 1/2 journée de galères.

Merci donc aux expéditeurs des livres en français...
Des habits petit bateau...
Ou de la sculpture fabriquée avec amour (l'auteur se reconnaîtra).